John Textor n'en finit pas de faire parler de lui, même après son éviction de l'OL. En France les critiques ont été nombreuses mais mesurées. Au Brésil, c'est carrément à la sulfateuse que Carlos Augusto Montenegro, ancien président de Botafogo entre 1994 et 1996, a dégommé l'homme d'affaires américain dans une lettre ouverte publiée sur le portail FogãoNET.
Le ton est sans retenue. « Je pense que, malgré les deux titres importants qu'il a offerts à Botafogo, il est désormais considéré comme un escroc invétéré. C'est un homme sans scrupules, détesté dans le monde du football. Les joueurs le traitent de vantard. Textor est un charlatan. Si Dieu le veut, il ne remettra plus jamais les pieds à Botafogo. S'il faut que des gens s'opposent aux escrocs, à ceux qui veulent s'enrichir personnellement grâce à Botafogo, qui construisent des hôtels en France, des complexes hôteliers sur la Côte d'Azur, qui prennent l'argent de Botafogo et l'utilisent à ces fins, si je le peux, je me battrai toujours contre eux », a écrit l'ancien dirigeant brésilien.
Des accusations graves, aucune preuve fournie
Montenegro n'a apporté aucune preuve à l'appui de ses allégations concernant des investissements de Textor dans le sud de la France. Mais la lettre circule et le personnage de Textor, déjà attaqué en justice par l'OL et Michele Kang, accumule les fronts ouverts des deux côtés de l’Atlantique.